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Lundi 7 Avril 2025

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 Montferrand 63
 

Éphéméride

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Légendes et histoire

La Deudeuche

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Tourisme

 

https://www.cpauvergne.com/2018/04/montferrand.html

 

 

 
 
Jean Baptiste de la salle
Le vieux Montferrand n'est pas tout à  fait ce qu'on croit. On pense à  un quartier, plus ancien certes, de la métropole d'Auvergne et on se retrouve dans une vraie ville, un îlot calme et beau, comme perdu, mais où il fait bon vivre. On ne se trompe pas, on est bien dans une ville à  part entière, longtemps indépendante, et si fière que ce temps n'est pas oublié, parfois encore regretté.   Il a fallu deux édits royaux, en 1630, sous Louis XIII, puis en 1731, sous Louis XV, pour réunir durablement Montferrand à Clermont qui devint Clermont-Ferrand, ville à deux têtes, ville à deux centres. Cette union nécessaire et subie fit de Montferrand, riche et puissante, une cité obscure et pauvre, pendant deux siècles.  Et, peut-être est-ce là une chance ? Grâce à ce déclin, qui éloignait l'attention des urbanistes, la cité fut épargnée de tout plan de modernisation, de presque toute construction ou, pis encore, de destruction intempestive. Si bien que l'on découvre Montferrand - et peu d'imagination suffit - pratiquement en l'état où l'édit royal le laissa.  La visite de Montferrand est originale, l'architecture monumentale publique, la belle église gothique exceptée, y étant peu représentée. Les couvents, la forteresse, les remparts et les tours n'ont pas résisté à l'érosion des temps, mais les demeures privées, les ruelles, les sculptures, les couloirs, les portes, les galeries, les balustrades, les pavements sont là, toujours, et l'on est étonné, ravi de tant d'harmonie secrète, de tant de discrétion luxueuse.

 

 

Un village de Caractère Auzon

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Au fil de Allier

Le vieux Montferrand n'est pas tout à  fait ce qu'on croit. On pense à  un quartier, plus ancien certes, de la métropole d'Auvergne et on se retrouve dans une vraie ville, un îlot calme et beau, comme perdu, mais où il fait bon vivre. On ne se trompe pas, on est bien dans une ville à  part entière, longtemps indépendante, et si fière que ce temps n'est pas oublié, parfois encore regretté.

 

Il a fallu deux édits royaux, en 1630, sous Louis XIII, puis en 1731, sous Louis XV, pour réunir durablement Montferrand à Clermont qui devint Clermont-Ferrand, ville à deux têtes, ville à deux centres. Cette union nécessaire et subie fit de Montferrand, riche et puissante, une cité obscure et pauvre, pendant deux siècles.

Et, peut-être est-ce là une chance ? Grâce à ce déclin, qui éloignait l'attention des urbanistes, la cité fut épargnée de tout plan de modernisation, de presque toute construction ou, pis encore, de destruction intempestive. Si bien que l'on découvre Montferrand - et peu d'imagination suffit - pratiquement en l'état où l'édit royal le laissa.

La visite de Montferrand est originale, l'architecture monumentale publique, la belle église gothique exceptée, y étant peu représentée. Les couvents, la forteresse, les remparts et les tours n'ont pas résisté à l'érosion des temps, mais les demeures privées, les ruelles, les sculptures, les couloirs, les portes, les galeries, les balustrades, les pavements sont là, toujours, et l'on est étonné, ravi de tant d'harmonie secrète, de tant de discrétion luxueuse.

Le secteur sauvegardé de Montferrand est l’un des plus anciens de France.

Ville distincte de Clermont à l’origine, Montferrand a conservé son plan médiéval en bastide et de remarquables hôtels particuliers.

Au fil des rues, un répertoire de demeures urbaines de la période romane au XVIIIe siècle.

La mise en valeur des remparts se poursuit…

Au XIIe siècle, les comtes d’Auvergne fondent Montferrand, à 4 km de la cité épiscopale de Clermont. L’empreinte médiévale est toujours lisible. En effet, la cité a conservé son plan orthogonal inspiré des bastides du sud-ouest de la France et des demeures du Moyen Âge, en particulier la Maison de l’Éléphant. La comtesse G. y transfère la cour des Aides et la ville prospère. Les notables font construire de belles demeures. La concentration d’hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles est remarquable : hôtels de Fontenilhes, Fontfreyde, d’Albiat … Il fallut deux édits royaux, en 1630 et 1731, pour parvenir à l’union de Montferrand et de Clermont, union effective dans les faits au XXe siècle.

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